dimanche 18 octobre 2015

J-197 : Etre une femme nuit gravement à ma perte de poids.

Il y a des moments où être moi me fatigue. J'ai beau vouloir tenir un blog le plus analytique possible, parler de moi/mon expérience sans pour autant être moralisatrice ou prêcher la vérité absolue (qui n'existe pas. Je n'argumente pas, ceci n'est pas un blog métaphysique), il arrive des moments où je suis définitivement femme. Et pas femme dans le sens noble du terme. Non. Moi je deviens le stéréotype. (juste le stéréotype. Pas le stéréotype absolu type filles Kardashian...) Vous ne voyez pas ? Je m'explique.

Je prends des résolutions, et j'en change 5min plus tard.

Prenons par exemple cet article de la semaine dernière. Quand je l'ai écris, je savais que c'était la direction dans laquelle il fallait que j'aille. J'avais la ferme intention de ne pas me peser avant le 1er lundi de novembre.
J'étais déterminée à me passer de ma balance. J'étais sûre que ça me permettrait de réapprendre à manger à ma faim avant de m'inquiéter de perdre du poids.
C'était sans compter sur mon côté stéréotype féminin.
Une semaine. Une seule semaine. C'est le temps qu'il m'a fallu pour remonter sur l'engin. Et tout ça pour quoi ? Pour vérifier la quantité de kilogrammes en plus ?
Je savais que j'avais grossi, pas la peine d'en faire tout un fromage !  

Je change d'avis comme de slip.

J'ai grosso modo 3 objectifs absolus à remplir si je veux me remettre à perdre du poids : alimentation, sport, clope. (arrêter, reprendre, arrêter. Dans l'ordre)
Ah oui ? Et par lequel je commence ? Hein ?
Eh bien tous à la fois pardi, mais pas tous en même temps ! C'est-à-dire que le lundi, je vais faire du sport. Le mardi, je vais me dire qu'en fait travailler sur l'alimentation c'est mieux. Je ne vais pas y arriver, donc le mercredi je vais cloper. Et puis le jeudi, je vais refaire du sport. Je vais avoir mal aux poumons donc arrêter l'habitude du mercredi dès le vendredi pour enfin me rappeler que je dois manger à ma faim et pas parce que c'est bon dans ma bouche. Résolution qui va tomber par terre le soir même parce que j'aurais fait les courses et envie de manger "un peu de tout" et me rendre compte le lendemain que ça n'est pas comme ça que j'écoute mon corps. Et on redémarre le cycle indéfiniment!
Vous êtes paumés ? Eh bien mon corps aussi.



Oui, d'accord, je noircis un peu le tableau...
Femmes du monde entier, je sais que vous me comprenez. Vous aussi, vous souffrez de vos hormones. D'ailleurs, mes sautes d'humeur ont toujours plus impressionné les hommes que les femmes...
Dans l'absolu, j'arrive quand même à progresser. Même si c'est le foutoir, et qu'il va peut-être falloir recommencer du début pour me donner un coup de pied dans mon illustre derrière. Mais je progresse, je sais ce que je dois faire et j'y vais petit à petit. (Oui, je songe remettre le compteur à zéro... j'ai souvent plus de pep's en début de perte de poids. Qu'en pensez-vous ?)
Grâce à cet article, maintenant vous comprenez pourquoi je donne parfois l'impression d'écrire rouge, puis vert, puis gris... Vous savez que quelque chose m'empêche d'écrire des objectifs absolus et j'espère que vous me le pardonnerez à l'avenir !







Jour 168 : J'ai compté. J'ai utilisé 5 fois le mot "absolu" !

               

mercredi 14 octobre 2015

Idée boustiffaille #3 : la tarte aux légumes

Seulement trois recettes en 4/5 mois de blog ... Pour un blog a propos de ma perte de poids... Oui. JE. SAIS. Ce n'est pas logique. Cela dit, je pense que ma réputation n'est plus à faire : je ne sais toujours pas cuisiner...

Vous l'avez deviné à la photo (enfin j'espère parce que c'est quand même le titre de l'article) : aujourd'hui, je vous parle de la recette de la tarte aux légumes.
Précisons tout de suite : non je ne vous prends pas pour des imbéciles... Personnellement, je pensais que l'utilisation de légumes sur une pâte brisée se limitait aux pizzas... Alors peut-être que parmi vous il y a des handicapés de la poêle à frire (comme moi) et que cette recette vous intéressera ! 


Plat réalisé par z'Homme. Parce que lui il ne rate pas en cuisine.


Ingrédients :

 - 1 pâte brisée ou feuilletée (perso je l'achète toute faite, mais si vous avez la motivation pour la faire vous même, chapeau bas !)
 - les légumes de votre choix (courgettes, poivrons, tomates, aubergines, carottes, poireaux, oignon...) dans la quantité de votre choix (BEAUCOUP!).
 - des épices (sel, poivre, piment, gingembre, cumin, curry...)

 - du gruyère (optionnel)
 - des dés de jambon/volaille (optionnel)

Réalisation : 

 - Faîtes revenir vos légumes dans un récipient adapté (poêle, et autres woks...) dans l'ordre de ceux qui cuisent le moins vite à ceux qui cuisent le plus vite. (Donc : on commence par les oignons et la matière grasse pour donner du goût. Ensuite, on met les légumes type carottes/poivrons au début et les tomates à la fin !)
 - Une fois que les carottes tous les légumes sont cuits, assaisonnez à votre goût. (Dans ma demeure on met généralement le paquet sur le poivre et le piment)
 - Tapissez votre plat à tarte avec la pâte (maison ou pas donc) et la pâte avec les légumes.
 - Enfournez 20/25min à environ 170°. Il faudra surement refaire cuire un peu.* Il faut que la pâte soit cuite/dorée pour pouvoir passer à table.
 - Mangez !

* trucs et astuces de Sophie : Si on ne surveille pas son four régulièrement ET qu'on ne veut pas manger des plats carbonisés, il vaut mieux laisser le plat longtemps au four avec une température peu élevée.


Oui, c'est encore une fois super simple. Et c'est bien pour ça que j'arrive à le cuisiner sans tout rater à chaque fois. (Notez qu'il m'arrive de rater une tarte aux légumes de temps en temps... Oui. Quand même...)

Bon, ça n'empêche que c'est vachement bon les tartes aux légumes ! Si on aime les légumes. Et les tartes. Et les épices. Oui. Bon...
Au fait ! Si jamais vous n'avez pas de pâte à tarte, pas de panique! Préparez vos légumes et balancez-moi tout ça au four dans un plat avec épices, eau et un peu d'huile. C'est plus long à cuire mais c'est tout aussi bon !

Partagez avec moi vos photos et/ou impressions si vous essayez la recette ! Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux habituels, ou en cliquant sur les icones là en dessous (et snapchat @xuan_mina) !

        



lundi 12 octobre 2015

J- 203 : J'ai craqué mon slip en Septembre. Reportage.

Bienvenue à Lille. Sans pluie, même en octobre !

J'en parlais dans cet article : en septembre j'ai fait une pause. Et pas de la pause de tapette. Une pause où j'ai arrêté de me peser, arrêté de me prendre la tête sur la quantité de salade que je pouvais mettre dans mon estomac, arrêté de penser à mon poids les 3/4 du temps. (J'ai l'impression d'utiliser cette intro depuis 3semaines...)
En septembre, j'ai fêté mes 25 ans et pris 1 semaine de vacances dans le Nord alors que tout le monde se mettait à travailler sérieusement.
En septembre j'ai eu besoin d'un break, je l'ai pris, je l'assume et je vous le raconte aujourd'hui. 


Semaine 1 : J'ai arrêté le sport, repris la cigarette et arrêté de faire attention à la nourriture

Tout est dans le titre du paragraphe. Je vous avais même écrit un petit article pour dire que j'avais besoin de faire une pause pour travailler plus.
Le chamboulement a été légèrement plus grand que prévu puisque j'ai augmenté ma consommation de tabac, complètement craqué mon slip sur la bouffe et arrêté le sport (faut dire que j'avais mal aux poumons...). J'ai eu carrément du mal à supporter le changement qui se passait dans ma tête. Et comme j'ai le sens des priorités, mon poids est passé après. (et il passera toujours après). Sauf que j'avais mis le pied dans un engrenage, et que j'étais à deux doigts du rage quit... Dans tous les cas, je n'ai pas abandonné. J'ai juste eu besoin de penser à autre chose, et je maintiens toujours que perdre du poids n'est pas la solution à tous les problèmes.


Semaine 2 : J'ai décidé de profiter de mes 25ans

Est ce qu'on peut parler deux minutes de la surprise de z'Homme pour mon anniversaire ? Parce que Monsieur a vu les choses en grand. Admirez d'abord nos menus respectifs, et après je m'occuperai de l'aspect publicité :

Mon menu : thon mi-cuit, volaille et feuilleté de fruits rouges
Menu de Z'homme : foie gras, veau lardé et mousse au chocolat.
Je vous présente aujourd'hui deux menus trois étoiles du restaurant Les Boissières.
Arrosez tout ça d'un vin rouge du val de Loire et ... Comment vous dire à quel point je me suis régalée ? 
Sans trop m'étaler sur le sujet, si vous passez dans le Sud-Ouest de la France un jour : testez les Boissières parce que le rapport qualité/prix vaut le coup !

Semaine 3 : J'étais plus à ça près, alors j'ai profité d'être dans le Nord...

Faut dire que je ne me voyais pas passer à côté du Welsh, ni des bières à la pression. Et plutôt que culpabiliser, je me suis dit que 2/3 écarts de plus ne changeraient plus grand chose. Alors, Burger King, Welsh, restaux à volonté... Tout y est passé ! Cela dit, je n'ai pas fait de photos de nourriture... A la place, je vous fais un petit reportage de Lille Renaissance. Et si ça vous donne envie de visiter Lille, envoyez moi une bafouille et je vous enverrai les adresses pour manger et boire local !


Rue Faidherbe : de la gare Lille Flandres à la Grand Place. Décorée tous les 3ans pour l'événement Lille 3000 !

Je me suis faite embêter sur la route, donc je n'ai pu vous prendre que le dragon en photo. Et la qualité est médiocre... Désolée!


A Euralille, les cochons volent ...
Ah oui, on vous l'a pas dit ? Starbucks vient d'ouvrir à Lille ! 


J'entame maintenant la 2eme semaine d'octobre...

Et je me reprends en main. Vous avez pu lire mes objectifs la semaine dernière. Je commence déjà à reprendre le rythme. Aujourd'hui, par exemple, je me suis levée à 6h30 et je me suis remise à travailler ! D'ici à aller faire du sport demain, il n'y a qu'un pas ! L'alimentation n'est pas encore parfaitement contrôlée, mais je sens à nouveau la faim, ce qui n'est pas arrivé en septembre (et c'est donc plutôt positif).
Je vous retrouve bientôt, et on se dit quoi ?


Jour 162 : Notez que je ne me suis toujours pas pesée/mesurée et que ça va attendre le bilan du mois d'octobre ! Je me remets doucement à un mode de vie sain, et je remplis mes objectifs un à un, on n'est pas pressé ! 

        



jeudi 8 octobre 2015

J-207 : Pourquoi je ne ferai pas de bilan du mois de septembre.

Ami(e)s enzymes bonjour !
Septembre a été un mois de transition et de mal bouffe/boisson. Mais septembre m'a aussi permis de lever le pied et de penser à autre chose que "je dois perdre 35 kilos". J'ai aussi quelques nouveaux objectifs et il me faut vous les présenter. Alors au lieu d'un bilan en bonne et due forme, je démarre octobre comme ci je démarrais à nouveau le blog : en vous présentant mon nouveau programme !



Objectif numéro 1 : J'arrête de me peser !

Oui, enfin bon, non. Mais j'ai décidé de transférer mon objectif principal de mon poids à... la circonférence des parties de mon corps.
Je veux donc mesurer env 100cm de hanches/bassin, pour environ 75 cm de taille. Pour l'instant. On verra comment je peux faire évoluer les choses plus tard (je pense aux cuisses et aux boobs qui ne sont pas ma priorité).
Ah, et du coup, je compte me peser uniquement une fois par mois, pour continuer à faire des bilans mensuels. Mais remarquez que si je perds des cm, peu importe le chiffre affiché et le chiffre final !

Objectif numéro 2 : Back to healthy

Oui, elle est gore cette photo... Expo Lille fantastic de 2012
Et par "healthy" j'entends "être en bonne santé". J'ai quelques habitudes à supprimer. Définitivement. Fumer en premier. Faire du sport régulièrement en deuxième (j'ai besoin d'un nettoyage de poumons).
Pour moi, healthy, ça ne fait pas bon ménage avec l'alimentation. Quand quelqu'un me dit "je mange healthy", je m'imagine de suite que la personne en question se nourrit exclusivement de graînes. Ce qui ne sera pas mon cas. Alors l'alimentation, c'est dans l'objectif suivant !

Objectif numéro 3 : manger à ma faim, écouter mon corps

Comme je vous en ai déjà parlé, je ne re-détaille pas cet objectif. Disons simplement que je veux manger à ma faim. Donc ne pas manger si je n'ai pas faim. Et voilà tout. Si mon corps réclame du gras, du gras il aura. Je ne veux plus retomber dans les extrêmes et priver mon corps de ce dont il a besoin. (oui, un corps a besoin de gras pour fonctionner. Désolée)
Mon corps a d'ailleurs intégré cet objectif avant moi... Il me rappelle à l'ordre dès que je dépasse un peu les bornes : boutons, maux de ventre insupportables, cernes... Message reçu buddy !

J'ai remonté mes manches, et je suis prête pour ces nouveaux objectifs. Moins frustrants, plus réalisables, forcément bénéfiques. Mes vacances sont finies, je pourrai donc reprendre l'écriture du blog de manière plus assidue ! (Je pense d'ailleurs faire un reportage de l'étendu de mon craquage du mois de septembre. Ca s'immortalise un craquage pareil)



Jour 158 : Partez une semaine sans blogger et tout est dépeuplé.

      


mardi 29 septembre 2015

J - 216 : #3615 my life

Ou comment je suis devenue obèse.

Ahah, vous pensiez que j'avais abandonné mon blog hein ?! Eh bien non, j'étais juste malade. J'ai aussi soufflé mes 25 bougies (bon, en vrai, y en avait qu'une, mais on reparlera de mon repas d'anniversaire dans un prochain article parce que ça vaut le coup) et j'ai profité de ma semaine pour relâcher la pression niveau sport, alimentation etc. (et je ne me suis pesée qu'aujourd'hui. Et mon poids était stable, amazing!)
Bref, le quart de vie siècle est passé, je me suis dit que c'était le moment pour faire un état des lieux - avec un petit côté nostalgique peut être - de mon rapport avec mon corps. 


"Comment j'en suis arrivée à peser 112 kilos" en sommes. Pas que je fasse partie des gens qui ont besoin de définir une "cause" à un état général. Je suis plutôt partisane des solutions. Mais je me sens différente dans le sens où j'ai toujours été en surpoids/obèse et que ça n'arrive pas forcément à tout le monde. 


Aujourd'hui, le cerveau encore embrumé par les microbes, je vous résume mon histoire. Bienvenue dans ma tête ! 



Et si on démarrait par le commencement ...

Je suis née un 25 septembre 1990 - le seul 25 septembre de l'année 1990 d'ailleurs... - dans le Nord, de parents du Nord et enfants de plusieurs générations de Nordistes. Je suis donc née gros bébé avec un package génétique à forte probabilité de surpoids. Shit happens comme on dit...

Et si on passait les années dont j'ai un souvenir flou ...

Je me permets une grosse ellipse temporelle parce que je n'ai pas beaucoup de souvenirs de l'enfance. Comme tout le monde, avant 3 ans, j'avais pas le cerveau opérationnel... Je me souviens tout de même que j'adorais le lait. Et les biberons. Et pour que je m'en souvienne c'est que j'ai eu droit au biberon beaucoup trop longtemps par rapport à la norme. Si je devais ne citer qu'un souvenir, ça serait celui des tétines du biberon, complètement mangées, pour avoir plus de lait à la fois dans la bouche. Avec des comportements pareils, vous vous doutez bien que j'étais une enfant rondouillette, déjà au dessus dans les courbes de poids. Pourquoi j'ai eu autant droit à ce biberon ? Allez savoir... Je dirais que j'ai profité de la situation compliquée de mes parents (divorce and stuff) pour obtenir des "réconforts" plus longtemps. Ou que mes parents ma mère était trop gentille. Peu importe, je ne lui en veux pas, ce qui est fait est fait.
Au fait, si mes parents n'ont pas réagi, c'est parce que les médecins n'étaient pas plus inquiets que ça. Je grandissais aussi vite que je grossissais. RAS.

Et si on parlait de l'école et du collège...

J'ai donc continué à grandir et grossir au dessus des courbes de poids. J'ai aussi appris qu'être "différent" à l'école, c'est pas tous les jours faciles. J'étais "la grosse". Sobriquet hautement compensé - et ce tout au long de ma scolarité - par mes bonnes notes. Ma mère m'a appris à ce moment qu'être grosse n'était pas ce qui faisait de moi un être humain et qu'être intelligente, c'était mieux. (Elle n'a pas dû me le dire comme ça remarquez, mais le message est passé). Hormis mes difficultés en EPS, être "la grosse" a aussi eu quelques répercutions sur les amitiés que j'ai pu lier. J'étais donc "la grosse solitaire" jusqu'au jour où j'ai découvert la game boy, et le fait que les garçons me jugeaient moins sur mon apparence que les filles. J'ai donc eu des amis garçons, une game boy, et des comportements de garçon (devinez qui se battait à la récré ?). Il en reste que je ne me plains pas non plus de cette période, l'école est faite pour apprendre les codes sociaux, notion parfaitement intégrée chez moi.

Passons par le collège maintenant. J'avais développé une stratégie de défense à base de carapace épaisse. J'étais un garçon manqué, qui adorait le maquillage (c'est pas logique, je sais), le métal (la musique hein, pas le matériel de construction) et les piercings, et qui rétorquait à qui voulait bien l'entendre que j'étais "grosse, mais moins c*nne que toi". Un léger penchant vers le courant "Gothique" quoi...
C'est aussi à cette période que j'ai découvert les régimes. Mamie, qui estimait que les médecins avaient tord (peut être à raison), a jugé qu'il était temps que je maigrisse, et que je ne pouvais pas être épanouie si je n'étais pas mince (là, elle avait moins raison). J'ai donc testé des régimes aléatoires de l'hypocalorique à l'hyperprotéiné. L'un après l'autre, de manière discontinue et inefficace parce que suivis seulement pendant les vacances chez papi/mamie et vite compensés de retour à la maison. Ce n'était surement pas la méthode la plus appropriée, mais mamie avait eu des soucis dans son enfance avec son poids, et ne pouvait pas supporter de me voir grosse. Maman de l'autre côté, essayait de compenser les dégâts que faisaient mamie en me laissant manger ce que je voulais. J'ai donc porté du 16ans à 14 et du 44 à 16.

Et si on parlait de l'adolescence...

Finalement, c'est quand belle-maman s'est alarmée qu'on est allé me faire voir des nutritionnistes. (Papa était un peu dépassé par les événements, et vu le bord*l familial, je le comprends) La méthode est revenue à pisser dans un violon. Beau papa faisait à manger mais n'allait pas aux séances et maman n'avait aucun poids sur les menus sous peine de devoir faire à manger elle-même. Bref, tout le monde a appliqué la fameuse méthode du "c'est pas nous", et moi compris. Je ne suis jamais allée me plaindre puisque j'en profitais pour avaler des quantités de pachiderme. Et je suivais toujours le fameux concept de "grosse mais intelligente" qui me protégeait de beaucoup de choses. Et puis honnêtement, mon poids, j'en avais rien à secouer. Je portais des vêtements informes, et je trouvais ma taille dans les magasins.

Sauf que voilà, un beau jour, j'ai eu les hormones en folie. J'ai commencé à regarder les garçons autrement que comme des copains. Et là, malaise. Eux, ils avaient déjà intégré le code "beau quand c'est mince" - et ne criez pas au loup, ça a des avantages pour la reproduction d'avoir un corps en forme de 8. Alors, pour faire bien les choses, pendant les vacances entre la 2nde et la 1ere, j'ai modifié mon alimentation drastiquement. Je me suis faite des menus à base de salade et de carrés de chocolat. J'ai maigri beaucoup - mais en restant en surpoids - j'ai pas tenu, et j'ai regrossi avec un bonus après le bac(cette histoire vous la connaissez, tout le monde en parle). A ce moment, je dépassais la barre des 100kilos pour la 1ere fois.

Dans le processus, j'ai malheureusement appris qu'être "plus mince" m'aidait à plaire aux garçons. Et j'ai donc appris le schéma "maigrir pour trouver quelqu'un/regrossir quand c'est fait". J'ai donc dépassé la barre des 100 plusieurs fois entre 20 et 25 ans, en montant toujours plus haut au dessus pour en arriver à 112 kilos il y a 5mois...

J'ai empreinté l'image de Curvy Mood. Allez-y cliquez ! 

Et si on parlait d'aujourd'hui...

Que vous dire sur aujourd'hui... Mamie pense toujours que je ne peux pas être heureuse "dans mon état". Elle évalue à chaque fois qu'elle me voit la place que je prends dans l'espace. Elle a d'ailleurs été très inquiète que je ne trouve pas d'homme qui accepte de fonder une famille avec moi. Mamie, pardon, mais tout va bien, et comme il est impossible de rétablir une communication sur ce point à cause de TES traumatismes, je te laisse penser ce que tu souhaites.
Les autres membres familiaux me laissent gérer la chose même s'ils me voient faire le yoyo.

Et moi dans tout ça. Moi, je me dis que finalement, c'est pas si mal d'avoir été "grosse" toute ma vie. Je ne connais pas mon corps "mince" et j'ai eu largement le temps d'apprendre à m'accepter telle que je suis. Je pense toujours que mon poids ne me définit pas en tant que personne. Je pense surtout que mon poids n'est plus un problème, et en perdre n'a rien d'une solution. Mon poids ne m'a pas empêchée d'être épanouie : je suis heureuse dans ma vie sentimentale, et dans mon travail également. Mon poids ne m'a pas empêchée de faire du sport : j'y ai même pris goût, et je suis loin d'être en très mauvaise condition physique et physiologique. Mon poids ne m'empêche pas de rire, et ne me gêne pas pour vivre.
Quant à mon corps, il est temps que j'arrête de le maltraiter. Que j'arrête d'aller d'un extrême à l'autre. Que j'arrête de prendre 10kilos en 1mois puis d'en perdre 20 en 3. Arrêter de faire la guerre au gras, arrêter de faire la guerre à mon corps. Les kilos, on va les perdre ensemble parce qu'on n'en a plus besoin mais aussi parce qu'on n'a pas besoin de les perdre.
Parce que mon corps et moi, aujourd'hui, on s'écoute et on avance ensemble.





Jour 149 : Ne décelez aucune trace de rancoeur ou de regret dans ce récit. Ce que j'ai vécu a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Et puisque je suis fière de ce que je suis aujourd'hui, alors je ne regrette pas ce qui m'a permis d'y parvenir.

                                                                                                           




lundi 21 septembre 2015

J - 224 : Je n'abandonne rien

Non. Rien de rien.

Après avoir testé différents formats d'articles, écumé les blogs et autres réseaux sociaux, pris en main mon alimentation et pris conscience de beaucoup de choses à propos de moi, mon poids et tout le reste... Aujourd'hui, j'ai besoin de faire une pause.


Quoi quoi quoi ? Elle arrête son "régime" ?!

Non. Clairement pas. J'ai perdu presque 10 kilos et je ne compte pas les reprendre. Seulement, aujourd'hui, je me suis rendue compte que je n'ai plus le choix. Je dois être adulte... Et même si ça ne fait pas vraiment plaisir, ça sous entend que je dois prendre en main l'ensemble des domaines de ma vie et arrêter de me concentrer uniquement sur ma perte de poids.

Genre t'étais pas adulte ?!

Bah... Comment dire... Disons que je n'avais pas appréhendé toute la signification du concept. J'avais fini mes études et fait une entrée peu fracassante dans le monde du travail, déménagé, décidé d'avoir des projets... Mais je ne m'y étais pas dédiée à 100%. Je prenais 10 mois pour me décider à appeler pour un rdv chez le médecin. Je remplissais mes papiers à la dernière minute, souvent en retard. J'ai découvert les impôts, et le fait que l'argent ne servait pas qu'à m'acheter des vêtements et me payer des bières.

Bon, alors de quoi tu parles ?

Je vous dis simplement qu'aujourd'hui, ma priorité première est ma vie. Mon travail, dans lequel j'ai besoin de faire mes preuves. Et de les faire MAINTENANT. Mes loisirs, pour arrêter de me retrouver tous les dimanches en mode pyjama gueule de bois. Et apprendre à gérer le côté "budget" et "self control" de l'argent, notamment pour m'acheter une nouvelle voiture parce que ça va commencer à urger, mais aussi pour concrétiser des projets de voyage à l'étranger (parce que la France c'est rigolo mais ça ne me suffit pas).
Et finalement, le temps que je prends pour réfléchir/agir à tout ça, et bien c'est du temps où je ne peux pas me concentrer à 100% sur mon poids. Et c'est peut être pas plus mal.


Et donc tu laisses tomber ?

Mais non enfin ! J'ai des nouvelles habitudes que je compte garder. J'ai 10 kilos de moins, que je ne compte pas reprendre. J'ai toujours un blog, que je vais continuer à tenir tant que je n'aurai pas atteint mon objectif. Je prends juste un peu de temps pour moi, avec un contrôle moins intrusif de mon poids. J'veux dire. J'arriverai à perdre mes kilos en trop. Ce n'est plus une question pour moi. Mais peu importe que cela prenne 1 an, 2 ans, 6mois... Peu importe si je ne vais pas à la salle de sport tous les jours. Je me suis posée des questions que je trouve pertinentes. Les réponses que j'ai trouvé m'ont permis d'y voir plus clair. Maintenant, le raisonnement est passé au stade supérieur. Est-il vraiment nécessaire que toute mon énergie soit dédiée à ma perte de poids ? Puis-je me permettre de me mettre en retard sur les autres domaines de ma vie ? Eh bien non. Je ne pense pas. Et aujourd'hui, je ne peux pas tout faire en même temps.





Concrètement ça va donner quoi ?

Eh bien je vais continuer à me peser, et à faire mes bilans mensuels, à tenir mon blog une fois par semaine si possible. Mais je ne vais pas contrôler mon alimentation autant que ce que j'ai pu faire par le passé. Je vais espacer les pesées. Je ne vais plus me poser autant de questions à propos de ce que je mange ou ce que je dois/devrais faire pour perdre du poids. Je pourrai toujours ré-ajuster si je remarque que je grossis. Ca, ça n'est pas toléré. Par contre, j'accepte de perdre seulement 100g par semaine ou de passer par une phase de stabilisation.

Une dernière précision. 

C'est la première fois que je suis capable d'adopter cette attitude. Je veux dire que je ne veux/peux plus avoir mon cerveau 100% dédié à la nourriture et à mon corps. Mais ce n'est pas pour autant que je vais me laisser aller à mes mauvaises habitudes à nouveau. Moi qui avait tendance à réagir en tout blanc (contrôle à 150% de mon poids) ou tout noir (laisser aller maximum), je découvre le gris et j'espère que cela n'aura pas un impact négatif.

Je vous tiendrai au courant.
Je le répète quand même parce que c'est important : je n'abandonne rien. Je vais perdre les 25 kilos qui restent. Je vais juste tenter de faire ça sans y penser.

Jour 141 : ma perte de poids n'est plus ma priorité.

        

lundi 14 septembre 2015

J-231 : 4 questions à se poser avant de démarrer une perte de poids

Bien le bonjour enzymes !
Etant toujours en perpétuelle réflexion sur le processus dans lequel je me suis lancée, je me suis décidée à vous rédiger un article comme je ne pensais jamais vouloir en rédiger un... Hormis le fait que cette phrase donne l'impression d'être française, mais que je ne suis pas sûre que ça soit le cas, je voudrais aujourd'hui vous parler des questions à se poser pendant ou avant de démarrer une perte de poids. Beh oui, en relisant mon blog ce matin, je me suis rendue compte que j'aurais dû/aimé me poser ces questions au début, et que les choses en auraient peut être été différentes/plus simples/avec moins de pression... (Je me suis aussi rendue compte que le début du blog est plutôt incohérent mais qu'il reflète bien ce que j'étais et ce que je deviens. Donc je vais le laisser comme ça, désolée si vous prenez le train en route).
Allez, on y va pour 4 interrogations à se poser avant de démarrer une perte de poids conséquente* : 


1 : Est ce que le fait de perdre du poids va me faire aimer mon corps ?

Je pense que c'est la question number one, parce que c'est celle dont on croit avoir la réponse. J'veux dire, évidemment que je vais aimer mon corps avec 10/20/35 kilos en moins !
Oui... Mais en fait non. Le fait est qu'aimer son corps, c'est indépendant du poids qu'on fait. Alors, perdre du poids, oui, ça peut être chouette, mais ça n'aidera pas à régler tes complexes. (Pour l'argumentation complète, passe faire un tour ici)
Enfin, maintenant que tu es au courant, pose toi la question avant de te laisser avoir par des stéréotypes de corps parfaits.

Oui, alors non, ce n'est pas moi. C'est Tara Lynn. Et que quelqu'un ose me dire qu'elle est moche malgré son corps à rondeurs !


2 : Suis-je prête à opérer un changement global et durable de mon mode de vie ?

Cette question ne concerne que les personnes qui ont beaucoup* de poids à perdre. Le fait est que si on a un surplus pondéral énorme, c'est pour une ou plusieurs bonnes raisons. Alors ces raisons, il va falloir les modifier. Et à long terme s'il vous plaît, pour éviter de tout reprendre en cours de route. Si vous voulez perdre du poids sans changer votre style d'alimentation, passez votre chemin. Je parle bien de modifications/changements profonds : il va falloir trouver des stratégies de remplacement, refaire ami/ami avec les légumes et diminuer les fast-food. Il ne s'agit pas de vous priver pendant 3 semaines pour perdre 10 kilos vite fait bien fait, puis d'en reprendre 15.
Alors, cette nouvelle alimentation, c'est pour la vie !**


Vas-y, clique, juste pour avoir la recette et le blog d'origine ! 


*Beaucoup = + de 10 kg
** : Cette phrase ressemble beaucoup à du plagiat d'un article du blog Habitudes-santé, mais comme j'en fais la pub, je suis sûre qu'on me pardonnera.

3 : Quelle méthode adopter ?

"Je le fais parce que j'aime ça, pas parce que c'est à la mode"

Déjà, si tu te poses cette question, il y a un problème. Si tu penses "méthode", tu penses ce que la société a remis au goût du jour ces derniers temps... Rééquilibrage alimentaire, sport, mouvement healthy et vegan... Oui, sauf que en théorie, garder un poids de forme se fait sans y penser... Attention, je ne dis pas que manger sain est à bannir. Non, manger sain c'est bien, faire du sport c'est bien, avoir des convictions c'est bien. Mais faire du sport pour maigrir, c'est se forcer à faire quelque chose dont on n'a pas forcément envie. J'veux dire... Je fais du sport solo parce que j'aime ça, je mange des légumes parce que je trouve ça bon. Mais on ne me forcera pas à faire du foot juste parce que c'est le dernier sport à la mode. Faîtes attention à ce qu'on nous "vend" sur les réseaux sociaux, même quand ce sont des personnes comme vous et moi ! Vous n'aimez pas la salle de gym ? Eh bien n'y allez pas ! Essayez le sport à la maison, ou faites vos courses à pied, ou en vélo... Adaptez votre nouveau mode de vie à ce que vous aimez, vous,et ne vous forcez pas à faire comme tous les autres juste parce qu'ils ont eu des résultats. Vous en aurez aussi si vous vous penchez sur vous-même et ce dont vous avez réellement besoin - en tout cas, moi j'en ai eu de cette façon. Vous et votre corps avez la solution, prenez juste le temps d'y réfléchir.



4 : Est ce que j'ai besoin de perdre du poids ?

Le terme clé dans cette question c'est bien la notion de besoin. Et là je vais vous parler d'un avis très personnel, et vous aurez le droit de me taxer de siphonnée du ciboulot après. Je pense donc que pour perdre du poids durablement, il ne faut pas en avoir besoin. (Je mets de côté les raisons de santé, où dans ce cas il est évident que c'est un besoin, engageant parfois le pronostique vital)
Je vais tenter de m'expliquer... Si vous pensez que perdre du poids est une nécessité : nécessaire pour s'habiller, pour plaire au sexe opposé, pour se sentir bien, pour être belle etc, je pense que vous ne pourrez pas perdre du poids de manière saine, durable et en totale paix avec vous-même (moment bouddhiste de l'article). Perdre du poids n'est pas une solution. Ca ne vous fera pas vous sentir joli(e), ça ne vous aidera pas à choisir les vêtements qui vous vont dans les magasins, ni à trouver l'homme de votre vie. Perdre du poids est un processus qui se met en place quand vous êtes en accord avec vous même, quand vous savez que ça ne vous rendra pas plus heureux, quand vous avez compris que la perte de poids est un effet collatéral - positif, certes, mais collatéral. Il n'est pas nécessaire d'être mince pour réussir sa vie, être mince ne réglera pas vos problèmes, votre poids n'est pas ce qui fait de vous une personne. Une fois que ce poids sera perdu, vous ne serez pas un "ancien obèse", non, vous serez toujours vous, avec vos défauts et vos qualités, et vous devrez toujours vivre avec vous-même.
Il serait hypocrite de dire que quand j'ai démarré ce blog, je n'avais pas besoin de perdre du poids. Si. J'en avais besoin. Et c'est pour ça que je m'étais fixée des objectifs. Sauf qu'au fur et à mesure, mon avis sur la question a changé. J'ai toujours envie de perdre du poids, parce que ça me donne accès à de nouvelles activités par exemple, mais aussi parce que je n'ai plus besoin de manger pour gérer mon stress ou la frustration. Au final, je veux juste perdre mon gras superflu parce que je n'en ai plus besoin, il ne me sert plus à rien alors pourquoi le garder ?



Conclusion

Si je devais conclure, je dirais que perdre du poids ne doit pas être un combat. Vous ne combattez pas la graisse. Un corps qui fonctionne normalement a de la graisse (ça aide notamment les femmes pour l'accouchement). Le but n'est pas d'éradiquer un problème, le but est de comprendre pourquoi vous pensez avoir un problème et de faire la paix avec soi-même. Si vous souhaitez combattre quelque chose, combattez vos mauvaises habitudes et vos apprentissages en rapport avec la nourriture. Ne combattez pas votre corps, il n'a rien demandé, et il vous suivra de toute façon jusqu'à la fin...

"Je fais de la muscu et du cardio parce que j'aime mon corps, pas parce que je le déteste"








Jour 134 : Non, je n'ai pas un trouble de la personnalité. Mon style d'écriture est différent d'un article à l'autre parce qu'ils sont plus ou moins sérieux, plus ou moins personnels, plus ou moins pertinents (et plus ou moins écrits à l'avance...).