lundi 22 juin 2015

J-315 : Ca se discute n°1

De la notion de frustration

Alors que ma perte de poids stabilise depuis 2 semaines (et c'est tout à fait normal vu que j'ai consommé mon restau du mois et passé le week end chez mes beaux parents - belle maman fait un super couscous qui déchire...) il est temps pour moi de commencer à livrer mes réflexions sur le processus dans lequel je me suis engagée.


Je me suis posée les questions suivantes : Comment perdre du poids ? Pourquoi préférer un changement lent en mangeant sain plutôt qu'un régime ? Pourquoi aller voir un professionnel de la nutrition ou non ?
Et surtout : pourquoi me dit-on qu'il ne faut pas être frustrée ni se priver ? 
Ce qui sera le sujet de ce premier volet "Ca se discute"

Avant toute chose, regardons les définitions (chez Larousse) :
 - Privation (n.f.) : fait d'être privé (ça nous avance pas des masses ça Larousse!)
 - Priver (Vb. transitif) : > ôter à quelqu'un la jouissance d'un bien,
                                       > faire que quelqu'un manque de quelque chose, qu'il n'en dispose plus,
                                       > frustrer quelqu'un d'un plaisir, d'une joie, être la cause de ce qui est éprouvé comme un manque,
                                       > créer chez quelqu'un un manque.
 - Frustration/frustrer (vb. transitif) : > priver quelqu'un d'un bien, d'un avantage qu'il croyait posséder,
                                                           > Décevoir quelqu'un, le tromper, ne pas répondre à son attente.

Résumons : être frustré = être privé = ressentir un manque.
Larousse me répond donc que je dois perdre du poids sans ressentir de manque... 

Maintenant, un exemple :
Prenons l'individu lambda, qui mange au McD. une fois par jour. Cet individu est très probablement obèse, et cet individu souhaite perdre du poids. Quelle va être la première action de cet individu ? (Question rhétorique, on sait tous qu'il va arrêter le McDal...) 
Deux possibilités dans ce cas :
- soit il arrête immédiatement : fini les hamburgers et les pastilles anti-vomitives
- soit il arrête tranquillement : une fois par semaine, une fois toutes les deux semaines, une fois par mois, etc.

La question est : pensez vous que dans ce cas (même s'il est extrême, j'en conviens), quelle que soit sa stratégie, notre individu lambda ne ressentira pas de manque ?!
Eh bien moi, je pense pouvoir avancer que le restaurant au clown va lui manquer ! 

Venons en à ma conclusion : 
Perdre du poids engendre forcément un manque. Causes physiologiques mises de côté, si je suis obèse, c'est parce que quelque chose dans mon alimentation ou mon mode de vie n'est pas bon pour mon organisme. Dans le cas où je décide de perdre du poids, je vais devoir arrêter de manger cet aliment. Et je vais probablement en manquer.
Alors pourquoi nous dit-on qu'il ne faut pas se priver ? Je vous réponds : Abus de langage !

Quand on nous dit de ne pas se priver, on pense "utilisez la stratégie numéro 2 de l'individu lambda", on pense "privez -vous, mais pas trop, pour pouvoir arrêter cette mauvaise habitude de manière durable", on pense "vous allez vous priver, mais trouvez les stratégies optimales pour ne pas rechuter", on pense enfin "si vous faites un régime, ça va vous priver tellement fort que vous ne pourrez jamais suivre ce programme toute votre vie et vous redeviendrez gros". 

Mon avis est que ce qu'on pense quand on nous dit ça est vrai : pour changer durablement les habitudes alimentaires, il faut y aller doucement. Mais la façon dont on nous le dit est fausse, on nous ment pour nous convaincre qu'on ne manque de rien et on nous fait croire que ça sera facile. 
Alors, soit on est lucide, et on sait que pour perdre du poids, il va falloir faire des sacrifices quelle que soit la méthode utilisée, soit on se laisse avoir et on abandonne dans tous les cas car on n'est pas préparé au sentiment de frustration...

Soyons donc honnêtes avec nous-mêmes, arrêtons de vouloir perdre du poids à tout prix, surtout si cette démarche est dictée par une pression sociale. Adopter un mode de vie sain est aussi difficile que faire un régime, sauf que la première solution a pour vocation de durer, tout en augmentant notre espérance de vie.
Mais finalement, quand on entend "ne vous privez pas", peut être que le message principal n'est pas "soyez minces" mais "mangez sain"...?

Jour 50 : Cette argumentation est ouverte à débat et j'espère que vous me donnerez votre opinion sur la question !

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